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presse française
LE MONDE
Nous sommes toutes des Venus hottentotes - Rosita Boisseau
mardi 22 novembre 2011
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LIBERATION
Les cinq vénus chocolat - Marie-Christine Vernay
mardi 29 novembre 2011
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ACTUALITE
Hors Lits
à propos des deux soirées de mars dernier dans plusieurs appartements en centre ville de Montpellier
« Sur le fond il n'y a pas grand chose à dire de ce " Hors-lit 6 ". En ce sens qu'il y a la même organisation que d'habitude et que la qualité des interprètes/chorégraphes choisis est indéniable. D'autre part, l'investissement de ces "producteurs de moments étranges" est total. De ce fait, il s'agit d'une soirée à conseiller.
Alors, on se permettra une critique, évidemment passionnée et amicale.
Pour ma part, j'ai vu trois pièces et j'ai fait l'impasse sur celle de Léonardo ("le roi est mort") que j'imagine en rapport avec celle que j'ai vu à "Quartiers libres".
Deux des pièces étaient assez formelles (leur contenu est une étude de forme !) La troisième était une bien plus grande prise de risque. Annabel Guérédrat se risque en effet dans son " Intimidée " à un solo auto... Auto-quoi ? me direz-vous ? Auto-biographique, auto-introspectif, auto-révélateur ? Oui, il y a de ça. Cela ressemblait à ces solos "fondamentaux" qui permettent à intervalles réguliers aux chorégraphes de se remettre en question. Le moment était donc important, à la fois pour la jeune femme et pour ses "amateurs". Dans notre compte-rendu de rencontre, nous avions suggéré qu'elle ne se mettait pas "à poil" ! C'était au figuré (quoique !). Eh bien là, elle se met "à poil" au sens propre. Elle se livre. Elle se raconte à travers une succession de musiques où on la découvre africaine, yiddish, caribéenne... Bientôt américaine du nord ? Le solo se finit sur une chanson intitulée " Solitude ". C'est assez triste, bien que le solo ait été très agité. Moment remarquable et surtout important émotivement parlant. Cette jeune femme est à suivre, avions-nous dit. Il est clair qu'elle avance et que le conseil ne change pas. »
Jean Marc Douillard - Danse à Montpellier - 12 mars 2009 |
A propos de deux nouvelles créations
résilience à 3
notre essence de verre
Jean Marc Douillard
avril 2008

Annabel Guérédrat, nous en avons déjà parlé, la preuve en clikant
Cette jeune fille - qui semble des iles - a vécu une partie de son enfance en Afrique et a été transformée par le butoh et la danse en général au point d'arrêter sa carrière d'enseignante.
Elle a démarré comme chorégraphe avec des pièces en danseuse solo très inspirées et très originales, une sorte de butoh social et habillé.
Nous avions signalé qu'il nous semblait souhaitable qu'elle se lâche un peu plus, qu'elle aille vers un grain de folie.
Et bien, son travail avec le temps a progressé en ce sens. Au moins en se frottant à une plus grande complexité. Elle danse maintenant avec un groupe qui s'étoffe petit à petit.
Au répertoire, un trio et un un quatuor (accompagné en plus d'un musicien).
Le trio est quelque chose qui s'apparente à un "vaudou contemporain". Le quatuor est beaucoup plus butoh et méditatif.
Elle répétait ses deux pièces au Corum, et c'est là que nous les avons vues, en condition de générale.
Si l'on peut rester élogieux quant à la trajectoire de l'artiste qui se frotte à des choses de plus en plus profondes et complexe,s je reste réservé sur le quatuor. Autant je trouve original la danse "mélangée" du trio, qui fait à la fois appel à la danse africaine, la danse des iles caraïbes, la transe et le butoh, les aspects - comment dire - "totalement butoh" (des immobilités crispées, disons) me gênent. Je les trouve formelles et presque mal intégrées au reste. Il ne s'agit pas de "cheveux sur la soupe" mais de transitions stylistiques peu justifiées.
A part ça, que l'on peut mettre sur la jeunesse de l'auteur (avec son choix très discutable de vêtements !), c'est bien. Les danseurs du groupe sont très bons, ce qui est essentiel. Le message des pièces est clair, et respectueux d'une poésie et d'un engagement.
Auteur à accompagner, d'évidence. |
L'Hérault du jour
- 7 mars 2008 -


L'Hérault du jour - 15 février 2008

LA LOZERE NOUVELLE
- 19 novembre 2007 -
L'Hérault du jour - 13 décembre 2006

Montpellier plus
- 18 octobre 2006 -

ACTUALITE Lozère MIDI LIBRE
- 11 Octobre 2006 -
Mende
La jeune compagnie Artincidence entre en scène.
Une nouvelle compagnie artistique arrive dans le paysage culturel lozérien. Voilà une bonne nouvelle ! Lundi soir, la compagnie Artincidence a présenté, à la chapelle de la Miséricorde de Mende, sa dernière création autour d'Aimé Césaire, ce chantre de la négritude.
Sur la scène improvisée, sous le regard des angelots, la comédienne Johanna Dupuy, le clarinettiste Aurélien Besnard et la danseuse Annabel Guérédrat.
« J'ai fondé la compagnie en 2003, explique cette dernière, martiniquaise d'origine mais très attachée à la Lozère puisqu'elle y a passé ses vacances pendant vingt-six ans, au hameau de Coursoules sur la commune de Cubières. Aujourd'hui, je veux reconvertir la maison familiale en lieu culturel. »
« Revenir en Lozère est un choix très personnel. J'avais besoin de revenir à la nature, de me ressourcer. Ça collait bien à l'esprit butô, une danse contemporaine japonaise, expressionniste, que je pratique. Ici, le lien avec la nature est presque chamanique. Pour l'instant, c'est difficile parce que la maison est fermée de novembre à avril ; il y a de gros travaux à faire. »
D'où cette idée de ne pas attendre et de présenter, gratuitement, son travail à Mende. « Les gens que je rencontre, les institutionnels notamment, ont besoin d'être confortés, je dois faire mes preuves. Il était donc important pour la compagnie, avec l'accord de la mairie de Mende, d'investir un lieu. Je suis ravie que ce soit dans cette chapelle qui n'est pas encore désacralisée. De toute façon, si on ne prend pas d'initiative, il ne se passe rien. »
Danseuse et chorégraphe, Annabel Guérédrat axe principalement son travail à la frontière entre danse et théâtre. Cet après-midi à 17 heures, puis à 19 heures, à nouveau la compagnie présentera gratuitement une partie de son travail au public lozérien. La pièce Sans Direction Fixe "Sans direction fixe" sera donnée avec le guitariste Patrice Soletti, la chanteuse Annie Mégé et Annabel Guérédrat qui utilise là son savoir-faire sur la danse butô.
« C'est un trio, mais ce sont aussi trois solos. Parce que j'aime la liberté et l'affranchissement. Le public voit le rapport visuel mais il n'y a pas de trame définie. On se rejoint parce qu'on partage l'espace et le temps. Aimé Césaire a cet état d'esprit. Artaud aussi dont je lis un texte sur scène, "L'Art et la mort". Lui aussi voulait se défendre de toute catégorisation. Aujourd'hui, le statut de l'intermittence disparaît, c'est aussi une façon de résister. »
La pièce Sans Direction Fixe "Sans direction fixe" a été créée au festival international du mime de Périgueux, en hommage aux sans abri, à l'exclusion, à l'indifférence. « Je travaille aussi dans ce créneau, j'ai donné un coup de main aux Restos du cœur à Montpellier, j'interviens à la prison de femmes de Nîmes... Pour autant je refuse d'être étiquetée chorégraphe sociale », poursuit Annabel Guérédrat.
Pour ce spectacle, comme pour celui présenté lundi, la compagnie Artincidence est en complète auto-production. Elle a déposé une demande d'aide auprès de la SACD Beaumarchais. Et espère séduire le public lozérien pour éventuellement obtenir quelques subsides des institutionnels. « Cette semaine, nous faisons un premier pas, nous venons et nous nous assumons totalement. » En attendant... "
Caroline GAILLARD |
Dordogne Libre - 5 août 2006

Asile pour S.D.F.
Festival International Mimos
Périgueux , 4 août 2006
Chapelle de la Visitation
"… Oublions les hilarants délires improvisés pour guitare électrique absente d'hier soir au Réservoir (concours Air Guitare), pour jouer la corde sensible sur cet instrument qui croise ici le fer avec un archer et une boîte à musique, et surtout un corps qui s'éveille à lui-même et aux autres, un être qui se bat sur ce fond de sanglots et de cris de douleur.
Tandis que les sons déchirent la chapelle de la Visitation , les membres crispés et le visage tourmenté d'Annabel Guérédrat ajoutent au saisissement, à ce mélange d'agitation et de torpeur qui glace le spectateur tout en lui faisant aimer chaleureusement le parcours qu'elle esquisse : se redresser, s'apaiser, avancer, crier victoire, trébucher et revenir en arrière, s'épanouir, s'en réjouir, déborder et être soi, enfin là, debout, face aux autres.
Leçon de courage et de dignité, pour trouver en soi les moyens de tenir droit. L'expression générale - la force de ce corps tendu vers un avenir incertain, et ce visage en particulier sur lequel passent les expressions douces et violentes, la guitare de Patrice Soletti enfin, troisième personnage de cette fable criante de vérité - fait de chacun de nous ce Sans Direction Fixe de l'absolu, qui se débrouille comme il peut avec ce que la vie a fait de lui, d'abord, et avec ce qu'il fait avec elle, ensuite.
"Sans Direction Fixe", ainsi se présente ce spectacle qui ne laisse pourtant rien au hasard et touche sa cible, droit au cœur."
Suzanne BOIREAU-TARTARAT |
La Scène - Juin 2006

La Gazette - du 31 mars au 6 avril 2006

La Gazette
A propos de trois soirs consacrés au théâtre, à la musique et à la danse au Baloard par Astrid Bourdais Montpellier, 31 mars 2006
"Tout commence par une rencontre au milieu des Cévennes : la Parisienne (d'adoption) Annabel Guérédrat suit un stage de butô, une danse d'origine japonaise. Quelques mois plus tard, elle vient s'installer dans le sud, entre la campagne lozérienne, la mer et la ville, Montpellier. Lundi 3, mardi 4 et mercredi 5 avril, elle est au Baloard, avec des compagnons comédiens et musiciens. "Dans la danse butô, il n'y a plus de frontière entre l'intérieur et l'extérieur", explique-t-elle. Dans son spectacle, la frontière entre danse, musique et théâtre est réduite au minimum. Entourée du clarinettiste Aurélien Besnard ou du guitariste Patrice Soletti, Annabel lit et incarne des textes d' Artaud ou d'Henri Michaux. "La grande différence entre le butô et la danse contemporaine, c'est l'incarnation du mouvement. En danse contemporaine, il y a une sorte de distanciation, le visage est souvent neutre. Le butô est au contraire entre la danse et le théâtre, avec des visages remplis d'expressivité. Quant à la musique, elle fait partie intégrante de la danse pour cette jeune femme d'origine martiniquaise, née à Nouméa, et qui a vécu plusieurs années en Afrique. "Là-bas, une danseuse sans musiciens, ça n'existe pas !" Pour Annabel Guérédrat, le clarinettiste et le guitariste ne sont donc ni accompagnateurs ni illustrateurs, mais bel et bien acteurs de la pièce." |
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