presse internationale

 

 

CULTURE
N'Djaména au rythme des danses contemporaines
2011 - Sabre Na-Ideyam

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EVENEMENT DANSE A CUBA
F. B. GUIGNY New African Woman
édition internationale |août - octobre 2010

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Afrik.com
Culture - Caraïbes - Danse
La claque martiniquaise
Deux spectacles surprenants à la Biennale Danse Caraïbe 2010

 
Lors de la deuxième édition de la Biennale Danse Caraïbe qui s'est achevée hier, à La Havane, la soirée rassemblant deux spectacles martiniquais, Ecume d' Annabel Guérédrat et Mangeons... All inclusive de Christiane Emmanuel, a secoué le public.

La pièce s'appelle Ecume , mais c'est plutôt une vague qui submerge le spectateur. Car la chorégraphe martiniquaise Annabel Guérédrat, qui a voulu ici traiter l'état mélancolique, s'est attachée à travailler sur les modifications corporelles et sensorielles que cet état suppose. Résultat : trois danseuses exprimant un état différent, avec des mouvements hésitants, désordonnés, quasiment désarticulés, ou des chutes, des déséquilibres, et des spasmes, notamment chez Annabel Guérédrat qui est aussi interprète, et, enfin, une infinie lenteur, avec une danseuse au port statufié, esquissant quelques mouvements à peine identifiables.

La musique, avec les accents désolés d'une contrebasse, dramatise l'ensemble et les vidéos, qui passent sur un écran, montrant des images de touristes aux Antilles, créent un décalage total. Au final, un spectacle plutôt hermétique mais sans compromission qui chahute le spectateur.

La Grande Bouffe chorégraphique

La deuxième pièce est encore plus déroutante. Elle commence comme un banquet qui se prépare entre gentlemen. Les danseurs sont habillés de blanc et fouillent dans un frigo, préparent des aliments. Puis ils découvrent un grand sac posé sur la table. Et l'orgie commence. Car, dans ce sac, comme un énorme morceau de viande préparé, il y a une femme allongée que les hommes vont dévorer. Cannibalisme. Chair à vif. Mastication. Vomissements. Dégoût. On est mal à l'aise, d'autant plus que, par moments, cette Grande Bouffe version chorégraphique arrive à nous faire rire. Ce sont autant de bouffées d'air dans un environnement saturé de rots, de régurgitations et de bruits de bouche féroces.

Au fur et à mesure de la pièce, c'est l'escalade : les danseurs et la chorégraphe-interprète Christiane Emmanuel terminent couverts de nourriture et de ketchup, morts d'épuisement. A travers cette transe alimentaire, ce gâchis orgiaque, la pièce est une critique explosive de notre société de consommation qui se remplit toujours plus. Sans rien digérer.

 

 

 

 

 

De la Revue Danser n° 277 de juin 2008
- Reportage Afrique et Caraïbes par Agnès Izrine -
"Tunis - Cuba même combat !"

" (...) La biennale Danse Caraïbes à la Havane.


Forte du succès des Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan indien, le programme d'Afriques en création de Culturesfrance vient de s'élargir d'un volet Caraïbes, de réitérer la même expérience dans cette nouvelle zone.
Cependant la configuration artistique et géographique est fort différente. La Caraïbe est constituée d'archipels isolés, grevés par des communications difficiles entre elles et des niveaux de vie et de culture divers.
Ce n'est pas un hasard si Cuba a été choisie comme point d'ancrage de la manifestation. Elle était la seule ville à posséder les infrastructures nécessaires et à avoir, en matière de danse, une histoire, une culture forte et une expérience certaine.

(...) Dans les autres pays de la zone, la danse est nettement moins à la fête. (...) Il fallait donc une sacrée détermination et une bonne dose d'ambition pour lancer cette opération et fédérer les acteurs de la danse dans cette région. Sans parler du courage dont ont fait preuve tous les candidats, venant de la Martinique, de République dominicaine, de la Barbade, de la Jamaïque et de Trinidad et Tobago pour se lancer dans la création avec peu de moyens, pas de lieux, et des danseurs ne pouvant bénéficier d'uacune formation publique.
(...) Pour toutes ces raisons, cette première Biennale Danse Caraïbes comprenait une section Groupe et une section Solo, afin de pouvoir accueillir en son sein les chorégraphes les moins nantis mais essentiels au paysage chorégraphique de la région. Finalement le premier prix Groupe a été attribué à la compagnie Blo à Blo tandis que le prix Solo était remis au Cubain Luvyen Medero.
(...) D'autres chorégraphes auraient pu être distingués, ainsi d'Annabel Guérédrat (Martinique) pour sa très authentique "résilience" ou de Neila Ebanks (Jamaïque), et Yanoski Suarez qui promettent un beau développement dans les années à venir ... mais concours oblige, il a bien fallu choisir ! "

 

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El Diario Vasco, août 2003
A propos du quintette « Entre deux Echos » avec l'ensemble Sphota
Musée Chillida-Leku, San Sebastian, Espagne

"Une soirée surprenante dès l'entrée du public. Une arrivée au « caserio » ravissante. La danseuse, magnifique, formait avec les sculptures de Chillida des tableaux de toute beauté. Le résultat fut une heure de pur art contemporain, d'improvisation contrôlée, qui inonda tous les sens et ne put laisser personne indifférent. Et ceci est bon. "

Maria José Cano